Website Ribbon
Blog fermé ! Rendez vous sur mon nouveau blog http://et-si-esi.blogspot.com/

vendredi 28 août 2009

Fin


Voilà, ceci sera mon dernier post sur ce blog. Je trouve la situation vraiment appropriée pour faire ça.
Maintenant il faut apprendre à vivre sans regrets. Je dois dire, je ne regrette absolument rien. Je ne compte pas me lancer dans des considérations existentielles sur le pourquoi du comment : c'est fait, c'est terminé, il ne faut plus y penser maintenant. C'est la vie, je crois.
Si on me demande, je dirai que je vais bien.
Bientôt je vais à l'école et tu as raison, ce sera une nouvelle vie. Les photos, les souvenirs, je vais les ranger et ne plus y toucher. Et la haine, je vais la laisser où elle est, c'est juste de la haine, je vais juste vivre avec, comme le reste. Justifier
Merci quand même.

Donc voilà. Je finis mon blog là dessus. Je déménage bientôt. Je rentre à l'IFSI le 7 et puis voilà. C'était vraiment, vraiment une année de merde. J'espère que la suivante sera mieux, du moins qu'elle aura des hauts, pas quasiment que des bas.

A bientôt !



mercredi 26 août 2009

Ma blessure...

Hier j'ai passé une très bonne journée. Je me suis encore rendue compte que j'étais en vie.
C'est assez effrayant de vivre avec le Diable toute la journée. Ne serait-ce que pour ne pas heurter les gens que on n'a pas envie de heurter, à qui on n'a pas envie d'expliquer combien, comment, quand, pourquoi, pour qui...
Ce soir c'est l'anniversaire du petit : bloquée au milieu d'un tas d'infirmiers et de cathos intégristes. Ca va le faire : je vais mettre une robe.
Je suis tellement contente de moi et heureuse d'avoir fait ça... je suis heureuse de la cacher et de la soigner : ma morsure...

Je réalise peu à peu tout ce qui me manque de là bas, le chat qui miaule, la vue sur le cimetière, le bruit que tu fais partout dans l'appartement parce que tu es là, ton odeur, ta gentillesse, ton regard bienveillant, ta chaleur quand tu ne m'évites pas, quelqu'un pour me répondre, pour me comprendre, pour me consoler, pour me pousser plus haut, pour me parler aussi tout simplement, l'absence de l'ennui, l'absence du manque, l'absence des fausses justifications, l'absence de l'attente interminable, et tout ce qu'on faisait, toutes les choses géniales que j'ai vues avec toi, parfois à travers tes yeux mais qu'importe, et le fait que je suis vraiment moi quand je suis avec toi, tout ça, c'est resté là bas.


Plus que 11 jours avant la rentrée... j'ai vraiment envie... j'ai attendu un an et maintenant, c'est arrivé : c'est irréel, j'ai pas l'impression d'être la même personne qu'il y a un an. D'ailleurs, je pense que c'est le cas, du moins, j'espère.




dimanche 23 août 2009

We play endlessly...


http://www.youtube.com/watch?v=nZ7nhPmw_0E

Aujourd'hui j'ai vu ma soeur et je crois qu'on ne s'était jamais autant entendues toutes les deux. Elle était agréable et elle m'écoutait comme je l'écoutais.
J'aime bien constater qu'elle me ressemble. J'aime parler avec elle et dire "papa", "maman"...
J'aime ma soeur, pas pour tout ce qu'elle est, mais c'est ma petite soeur. Et là, quand j'arrive à dialoguer avec elle, je suis très heureuse.
Je lui ai montré mon tatouage, elle l'a trouvé magnifique. C'était une chouette journée de fin d'été, douce, et d'un coup la voix de Renan Luce a résonné doucement, par la fenêtre ouverte de mon voisin, et c'était juste chouette.
C'était chouette d'être là, dans la maison de mon enfance que je vais bientôt perdre. C'est chouette d'être là, au milieu de ma vie, à la fin d'une année de merde, avant une carrière difficile, juste dans un creux. Et je me disais que c'était une flottaison juste parfaite. Mais on doit aller vers l'avenir et surmonter les choses avec coeur, on ne peut pas rester sur des réussites sans chercher d'autres choses à accomplir.
J'ai vraiment envie d'être esi. Puis infirmière. C'est ça que j'ai voulu dire à ma soeur aujourd'hui, l'important c'est le but qu'on poursuit. Je vais pleurer, je vais souffrir, et je deviendrai infirmière. Et j'aurai un enfant, et je vivrai quelque part.
Et un jour j'aurai trois fleurs sur l'épaule ou trois étoiles, ou autre chose, mais ma mère aime les fleurs donc je ne sais pas...
Et comment on fait pour assumer, concrêtement ?

Le bruit d'un oiseau ce soir dans les feuilles de ces arbres fruitiers, que j'ai plantés dans ce jardin quand j'étais enfant, ce jardin où mon chat est enterré, c'est le bruit le plus fort que j'aie jamais entendu...

Je pense déjà trop à la mort. Je ne veux pas me remettre à penser à l'Islande...



vendredi 21 août 2009

samedi, 17h30

J'ai envie de te dire de ne pas avoir peur, que ça va bien se passer. Que c'est enfin le moment de décider. De décider de ne plus changer, de rester dans cette ligne de pensée. De t'assumer, de te dire "voilà, voilà qui je décide d'être, ce que je décide d'être, comme j'ai envie de vivre et de penser". Voilà qui je veux être : c'est moi. Et il faudra soit m'accepter, soit m'ignorer.
J'aurais dû dire ça des années plus tôt.
Il ne faut pas avoir peur d'écrire, de graver. L'existence n'est qu'une plume. Me voici, je rêve d'écrire et je redoute le moment où tout sera écrit, mais moins que de devoir arracher une page.
Je suis perdue dans la métaphore et mon texte s'éteint, je veux juste dire : je suis enfin prête. Prête à vivre, prête à m'assumer, prête à me graver dans la peau qui je suis.
Prête à modifier ce qu'on a voulu faire de moi. Maintenant me voilà.
Dans ma blouse. Avec mes mains. Je suis l'infirmière. Je suis Edwige. Je suis adorable. Je suis un démon. Je suis intelligente. Je suis excessive. Je ne collerai pas de bout de sparadrap sur mon nom. J'assume. J'assume même d'avoir insulté Miss aujourd'hui, pour ce qu'elle m'a agacée. C'était un peu bête.
Personne ne me dira de changer ça. Je changerai pas. Et je veux pas être amenée à changer, moi.

Je veux me donner les moyens d'être tout ça, c'est ce que je veux être, qui je veux être, ce que je suis, qui je suis, et les moyens de l'assumer. Je crois que j'y arrive enfin. Je suis en train de gagner le droit d'exister face à moi-même.

Je commence à sentir ce que ça peut vouloir dire d'être en accord avec soi, de s'assumer complètement.
Merci à celui qui m'a fait réaliser ça et qui me pousse au plus haut de moi-même. J'avais vraiment besoin de ça et j'ai besoin de toi. Et ce sera gravé dans ma chair, comme je ne t'oublierai jamais. Ce démon, il est aussi pour toi. C'est pour tout ce que tu m'as fait changer.
Pour tout ce que jusqu'à présent, j'ai changé.

Pour l'avenir.

Pour moi.

Les quatre Saisons


Automne... ma saison préférée...





Un an à contempler une existence... ça valait le coup finalement...




L'hiver... glacial, calme, morbide...




Le début du printemps, un peu plus de lumière... mais pas encore de feuilles... une période un peu désagréable je crois... quand l'hiver traîne trop...




Le printemps, fleuri, magnifique mais on ne voit pas par ma fenêtre... les feuilles jeunes, vert clair... puis l'été, chaud, éclatant...
Puis encore ma chère Automne... bientôt...


mercredi 19 août 2009

A toi mon Fantôme

Goetz : Je prendrai la ville.
Catherine : Mais pourquoi ?
Goetz : Parce que c'est mal.
Catherine : Et pourquoi faire le Mal ?
Goetz : Parce que le Bien est déjà fait.
Catherine : Qui l'a fait ?
Goetz : Dieu le Père. Moi, j'invente.

Le Diable et le Bon Dieu, Acte I, 3° tableau, scène IV, Jean-Paul Sartre

Tu existes quelque part, c'est sûr. Ton coeur bat, tu respires, tes yeux balaient les lieux que tu fréquentes, tu penses et tu souffres aussi. Tu sais sûrement que j'existe et tu me hais. Tu me hais pour l'image, pour ce que je représente, tu as dû penser à moi assez souvent et assez longtemps pour avoir une image et un souvenir. Ou peut être pas. Mais quoi qu'il en soit un peu de toi doit me haïr ou ça viendra bien un jour parce que le monde semble vraiment trop petit pour nous deux. Quand j'envisage de près tes affres, je ne peux pas résister aux larmes que je t'imagine répandre. La voie que tu as empruntée est étroite mais c'est quand même un projet admirable, celui de ne jamais modifier ta satanée ligne de conduite. Je t'aime plus que je ne le pensais même si tu restes la figure d'infortune par excellence à mes yeux.

Tu as tenu quinze ans sans relâche et tu continues à t'entêter. Ce serait courageux si ce n'était pas aussi pitoyable sur le fond. Tu ne te plains que de la vieillesse et de la mort, pas de la douleur physique. Tu seras vieille bien avant moi. Et puis tu penses encore être la perfection la plus éminente, l'entité la plus logique, la plus absolue dans ce bas monde. Et j'en fais juste rapport, je sais qu'un jour viendra où tu me haïras de tout ton être, si ce n'est pas déjà le cas. Pour tout. Et je t'aurai toi aussi, je n'ai vraiment pas peur de toi. Personne encore dans ce monde ne sait exactement de quoi je suis capable. Pourquoi devrais-je avoir de la compassion pour les femmes de toute façon...

Alors avant de déplorer la déchéance des autres et de vouloir la leur rendre la plus douce possible, je veux voir la tienne de près, je veux te voir écrasée sous un amas de douleurs, de peines, d'affliction et de culpabilité, jusqu'à ce que tu appelles la mort au secours, et c'est ce que tu feras, pensant garder ta dignité. Ce ne sera jamais qu'une de plus qui part. On ne renaît pas de ses cendres à l'infini et, si je puis parler de la sorte, la première inclination de l'être humain étant de guérir, de guérir de tout, mais toi tu n'as rien d'humain, tu n'as pas la force qu'ont les humains, surtout les enfants, ni leur propension à tant aimer la vie. Permets moi de quitter la lumière, n'essaie pas de m'avoir. Tu ne peux pas me toucher, tu ne peux rien me faire. Cette vérité étant supposée, j'ai toujours espoir que tu te ravises et que tu reviennes.

Bien à toi mon Démon, que les humiliations de la pénitence te soient douces si toutefois tu souhaitais renoncer à ce complot que tu ourdes contre toi-même.

mardi 18 août 2009

 
Pardon pour ce blog inutile...